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Street photo à Rome : entre ombre et lumière

Rome est une ville que l’on croit connaître avant même d’y être allé.

On a tous en tête ses monuments, ses places et ces images déjà vues partout.

C’est en quittant les grands axes que la ville se métamorphose. Elle devient plus plus vivante, sans artifice et plus imprévisible.

En photo de rue, mon approche reste la même : marcher, observer et attendre. Parfois la couleur s’impose pour la richesse des façades, mais ici, c’est le noir et blanc qui a dicté sa loi pour saisir l’essentiel.

La lumière comme guide

À Rome, la lumière découpe la ville. Elle crée des lignes nettes et des contrastes qui transforment la rue en toile très graphique.

Ce jour-là, la lumière se glissait entre les bâtiments, comme si elle cherchait un passage. Elle découpait la rue entre ombre et lumière.

J’ai attendu et fait quelques photos. Et puis, elle est apparue.

Une femme, sortie de l’ombre, marchant d’un pas tranquille pour entrer dans la lumière, avec un sourire évoquant cette douceur de vivre, un écho à la Dolce Vita. 

Dans cette scène, tout repose sur cet équilibre : l’ombre du bâtiment, la lumière au bout de la rue et cette passante, juste entre les deux.

Le choix du noir et blanc s’est imposé comme une évidence. Ici, la couleur n’aurait été qu’une distraction.

En noir et blanc, l’image devient intemporelle, il ne reste que l’essentiel : la lumière, les ombres, la silhouette.

À Rome, il suffit parfois d’un coin de rue, d’une bonne lumière et d’un sourire qui passe pour raconter une histoire…

Même lumiere, autre histoire

Au détour d’une ruelle près d’un marché, la scène change mais l’ambiance reste la même. Ici, la lumière coupe la rue en deux : d’un côté, le tumulte de la ville, de l’autre, un couloir d’ombre où le temps semble s’être arrêté.

C’est dans cet interstice, à la lisière du jour, que la lumière vient dessiner les contours de ce couple qui s’embrasse à l’abri des regards.

Pour ces deux images, le noir et blanc s’est imposé comme une évidence. En retirant la couleur, on efface le superflu pour ne garder que l’essentiel.


Photographier Rome, c’est marcher, être attentif à la lumière, attendre… et saisir ces moments du quotidien qu’un rayon de soleil suffit à révéler.





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© 2024 Thomas Dufourneau – SIRET 52212779400017

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